Le jou de l’An

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Le jou de l’An

Dïn le ten, pà le jou de l’An dïn leù vialajei, là coutümà voulio que le mounde se soatesson là bounà nadà. Treitut se fazion là bïzà. Leù petït passavon de moeizou en moeizou pà soatâ là bounà nadà é lhu balhavon cauca lechaia. É la granda parsouna moétu se vezitavon cou érà l’eucazieu de partejâ én petït veire. Sourtavem là boutelhà de goutà.

Là goutà z-érà nà liqueu de là moeizou prouparadà bei de nou v-ou de prunelou bleu v-ou de feulha de varvenà trempa é miclhada dïn de là nholà ou enquérà de sardeira dïn là nholà tabe..

Queu jou là moeitressà de là moeizou sourtavà le paramen de goutà que tenio de soun maridaje.

Me souvene de veirei rozà petït é tra jentei.

Bïn garnïd cou fazio mâ nà gorjadà, mâ cou z-aio prou pasque cou érà fuo(rt) !Yvette Leroux-Détriteaux

Le jour du premier de l’An (Traduction)

Autrefois, le jour de l’An, dans les villages, la coutume voulait que les gens se souhaitent la bonne année. Tout le monde se faisait la bise.

Les petits passaient de maison en maison pour souhaiter la bonne année et on leur donnnait des sucreries. Et les adultes aussi allaient se rendre visite c’était l’occasion de boire ensemble un petit verre. Les hôtes sortaient la bouteille de « goutte ».

La « goutte » était une liqueur maison préparée avec des noix ou des prunelles ou des feuilles de verveine macérées dans de l’eau-de-vie ou alors on buvait des cerises à l’eau-de-vie.

Ce jour-là la maîtresse de maison sortait son service à goutte reçu à l’occasion de son mariage.

Je me souviens d’un joli service de petits verres rose et très jolis.

Le verre rempli cela faisait une gorgée mais c’était suffisant car c’était fort !