Le mur de Berlin

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Le mur de Berlin, « Mur de la Honte » pour les Allemands de l’Ouest et « mur de protection antifasciste » d’après la propagande est-allemande, est érigé en plein Berlin à partir du 12 aout 1961 par la République démocratique allemande (RDA). Cette dernière tente ainsi de mettre fin à l’exode croissant de ses habitants vers la République fédérale d’Allemagne (RFA). Le mur sépare physiquement la ville en Berlin-Est et Berlin-Ouest pendant plus de vingt-huit ans, et constitue le symbole le plus marquant d’une Europe divisée par le Rideau de Fer entre une Europe de l’Ouest et une Europe de l’Est.

Il s’agit d’un dispositif militaire complexe comportant deux murs de 3,6 mètres de haut avec chemin de ronde, 302 miradors et dispositifs d’alarme, 14 000 gardes, 600 chiens et des barbelés dressés vers le ciel. Environ 175 ressortissants de la RDA perdent la vie en essayant de le franchir, les gardes-frontière est-allemands et soldats soviétiques n’hésitant pas à tirer sur les fugitifs.

En 1989, alors que la RDA s’apprête à « fêter » le quarantième anniversaire du régime stalinien, des manifestations de masse, fortes de centaines de milliers de participants, secouent le pays. Lâché par les Soviétiques, le dirigeant de la RDA, Honecker, démissionne. Le 9 novembre 1989 s’ouvre le « Mur de la Honte », symbole de la division de l’Europe… Des milliers de citoyens est-allemands se ruent alors de « l’autre côté » pour la première fois de leur vie.