Les yéyés

/ Société /

annees 60

Le mot « yéyé » est utilisé en France au milieu des années 60. Il visait à désigner une musique ou une chanson adaptée d’un succès américain et très prisée par la jeunesse. L’expression désignait aussi bien le public amateur de ces airs que leurs interprètes. La connotation était le plus souvent péjorative et railleuse.

L’interjection « yéyé » est, au départ, la transcription française du « yeah », une déformation de « yes », qui ponctue les chansons de rock et de twist américaines. Les paroliers ont préféré « yé » à une traduction plus littérale en « ouais ». C’est ainsi que naîtra le courant musical yéyé.

Le 22 juin 1963, entre 150 000 et 200 000 jeunes se retrouvent place de la Nation à Paris, pour fêter le premier anniversaire du magazine Salut les copains. À l’exception de Johnny Hallyday, aucune idole ne va pouvoir atteindre le podium. Il y a trop de monde et la sécurité n’est pas garantie. Quelques jours plus tard, dans une chronique publiée dans le journal Le Monde, le sociologue Edgar Morin baptise ces jeunes les yéyés. Par extension, « yéyé » désigne donc aussi un phénomène de mode vestimentaire des années 60, caractérisé par les pantalons serrés et les blazers cintrés.
Salut les copains est le titre d’un émission radio lancée en 1959 sur Europe 1 par Daniel Filipacchi. Le magazine du même nom suivra en 1962. Symboles de la jeunesse des années 60, centrés sur la musique pop, l’émission et le magazine ont contribué au succès d’un grand nombre d’artistes.

Les yéyés, c’est l’époque des blousons noirs, des scopitones, des 45 tours, du twist, des cheveux longs…

Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterPin on PinterestEmail this to someone
partagez !