Rethel, capitale du boudin blanc

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Il y a le boudin noir, que l’on trouve toute l’année, et le boudin blanc, réservé aux fêtes de fin d’année…
Je sais qu’il existe en France (et ailleurs…) plusieurs endroits où l’on fabrique du boudin blanc. Si je m’en tiens à la définition du mot, qui d’après Alain Rey est d’origine obscure, le boudin blanc est une préparation charcutière hachée de viande blanche, cuite, enserrée dans un boyau.

Il remonterait au Moyen Âge et était alors préparé avec du lait, de la mie de pain, de la graisse, de la fécule, parfois des morceaux de jambon ou de volailles bouillis. Des produits que l’on pouvait se procurer facilement, chaque ferme possédant son cochon et ses volailles, ses vaches, et bien souvent faisant son pain.
Alors bien entendu il existe plusieurs recettes de boudin blanc, puisqu’on en fabrique dans différents endroits. Vous pensez bien que chaque endroit a sa spécialité…
Alors, si l’on fabrique du boudin blanc ailleurs qu’à Rethel, comment se fait-il que cette ville en soit la capitale ? Et je précise : mondiale ?
D’abord, mondiale, c’est simple. Il n’y a qu’en France que l’on trouve des bons produits !… Et ne dites pas que je suis chauvin… Voyagez un peu et vous verrez ! Certes on trouve des bons produits ailleurs. Mais il ne suffit pas de les manger… N’oubliez pas tout ce qu’il y a autour du repas, ce moment de plaisir partagé autour d’une table, en prenant son temps, et non en avalant un hot dog debout sur un pied, à la sauvette, comme si on allait vous le prendre…
Ça ne risque pas !

Cette culture du repas, on ne la trouve qu’en France ! Si, si !
Ensuite, depuis 2001, le boudin blanc de Rethel a un label rouge et bénéficie d’une indication géographique protégée, qui certifie que c’est bien un produit d’une tradition de fabrication de Rethel. Il est composé de viande fraîche de porc, de gras dur, de vrai lait, d’œufs entiers (vrais aussi…) et surtout n’y mettez pas de mie de pain, de fécule ou d’amidon…
C’est, dit-on, un officier du roi qui avait désobéi à Richelieu lequel avait interdit les duels (oh ! Que c’est vilain !…) et qui était venu se réfugier à Rethel où ils ouvrit une charcuterie dans laquelle il imagina ce plat.

Remerciez donc Richelieu !…
On peut le consommer nature, ou truffé, ou aux champignons, à l’oignon, cuit ou non. A votre convenance.
On peut le manger comme tout le monde, poêlé,en entrée ou en plat, à l’apéritif, coupé en fines tranches.
Quelle que soit la façon dont vous le mangerez, je suis sûr que vous vous régalerez !
Et le meilleur boudin blanc se trouve chez…
Allez sur place, vous trouverez bien ! ! !

Gérard Nédellec