William Sheller, chanteur

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Peu de gens savent que William Sheller (William Hand), chanteur et compositeur, s’est épris de la Sologne et vit à Jouy-le-Potier depuis 2001. William Sheller, de son vrai nom William Hand, est né le 9 juillet 1946 à Paris. Fils d’un Américain et d’une Française, il est tombé dans la musique très jeune. Lorsqu’il a 3 ans, sa famille décide d’aller tenter sa chance aux États-Unis et part s’installer dans une petite ville de l’Ohio. William côtoie les plus grands musiciens de jazz américains qui sont amis de ses parents. Mais le fait qu’on l’oblige à rester assis sans bouger et sans parler pour les écouter lui laisse une certaine aversion envers le jazz. À la séparation de ses parents lorsqu’il a 7 ans, il revient en France et est élevé par sa grand-mère, ouvreuse au Théâtre des Champs-Elysées, et son grand-père, chef décorateur à l’opéra Garnier à Paris. Il sait très jeune qu’il veut devenir musicien. Ses parents et grands-parents approuvent le projet. Il s’initie d’abord au piano et trouve un maître de musique, Yves Margat. Cet ancien élève de Gabriel Fauré sera pour lui bien plus qu’un enseignant, il lui apprend non seulement le piano et la composition mais aussi le latin, la philosophie, l’histoire… En 1966, alors qu’il prépare très sérieusement le prix de Rome, l’arrivée des Beatles en France le fait changer de voie. Il abandonne tout pour aller faire du rock et se choisit un pseudo : Sheller, contraction du nom de deux auteurs Shelley et Schiller. Il fait partie d’un groupe niçois, The worst (ce qui veut dire les pires), et tourne dans les bases américaines. Il présente ses premières compositions, dont une est immédiatement retenue par Les Irrésistibles et sort sous le titre My year is a day (1967). Ce sera son premier tube, dans le jargon variétés. Dalida en enregistrera deux versions, en français et en italien : Dans la ville endormie et L’Aquilon. En 1991, l’album piano-voix Sheller en solitaire, remporte un franc succès. Un titre tout nouveau, Un homme heureux, s’impose immédiatement comme la chanson emblématique de Sheller. Le 11 novembre 2000, au Théâtre des Champs-Élysées, a lieu le plus long concert de sa carrière : sur près de quatre heures, il interprète les principaux titres de son répertoire. En octobre 2006 sort Ostinato, un CD de musique symphonique interprétée par l’Orchestre Ostinato. En 2008, il propose l’album Avatars.